Histoire de « God Save the Queen »

9 Avril 2012 , Rédigé par Comité de Jumelage de Saint Martin d'Auxigny Publié dans #Langue et Culture Anglaise

God save the Queen (Que Dieu protège la Reine) est l'hymne national de facto du Royaume-Uni. Lorsque le souverain britannique est un homme, on utilise une version alternative qui est en fait le texte original « God save the King » (Que Dieu protège le Roi) d'un motet composé sur une citation biblique (Psaume 20, verset 9).

Il était par le passé l'hymne national de la majeure partie des pays du Commonwealth ; bien que la plupart d'entre eux aient maintenant leur propre hymne national, plusieurs (dont l'Australie, la Nouvelle-Zélande et le Canada) le reconnaissent en tant qu'hymne royal.

Traduit en allemand en 1790, en pleine période révolutionnaire, perçu alors comme un hymne royal célébrant l'Ancien Régime et non un hymne anglais comme aujourd'hui, il a été pour cette raison choisi pour être l'hymne de l'empereur d'Allemagne, tant du Roi de Prusse que, dans la version originale "Gott, schütze Unser Kaiser!", de l'Empereur d'Autriche-Hongrie, pays où il était chanté quotidiennement par tous les écoliers jusqu'en 1918.

Le Royaume-Uni n'a pas d'hymne national officiel, mais le « God save the Queen » possède une longue histoire d'usage dans cette fonction et est utilisé par le gouvernement comme hymne national.

L'origine de l'hymne est incertaine et aucune thèse ne fait l’unanimité.

  • Dans Oxford Companion to Music, Percy Scholes cite un morceau de clavier de John Bull (1619) qui a de fortes similitudes avec l'air moderne, selon le placement des altérations qui, à cette époque et dans certains cas, étaient non écrites et laissées à la discrétion de l'interprète.
    Il indiqua également que plusieurs morceaux de Henry Purcell, dont un inclut les notes d'ouverture de l'air moderne, contiennent les mots : « God save the King ».
    La première édition définitive de l'air actuel est apparue en 1744 dans Thesaurus Musicus. La chanson serait devenue populaire l'année suivante, après le débarquement de Charles Édouard Stuart, qui marque la fin des espoirs des Stuart de remonter sur le trône anglais. Les Hanovre, victorieux, adoptent cet air comme hymne royal britannique.

  • Dans l'ouvrage apocryphe Souvenirs de la Marquise de Créquy (tome I, chapitre IV), l'auteur évoque une origine française de l’hymne.
    L'ancêtre du « God save the King » serait le chant « Grand Dieu sauve le Roi », composé en 1686 par la duchesse de Brinon, supérieure de la Maison royale de Saint-Louis (futur lycée militaire de Saint-Cyr) pour l'inauguration de son établissement en septembre par le roi, alors malade. Pour les paroles, elle s'inspira du motet traditionnel, tiré du dernier verset du psaume XIX de David, "Domine, salvum fac Regem et exaudi nos in die qua invocaverimus te", inclus dans les Te Deum de longue date sur différentes musiques, comme par exemple dans celui de Marc-Antoine Charpentier. L'hymne de Saint Cyr ayant été exécuté en novembre de la même année, Jean-Baptiste Lully le reprend dans son Te deum, composé en 1677, pour célébrer la réussite de cette opération chirurgicale d'une fistule anale, ce qui donna lieu à des festivités considérables dans tout le royaume, popularisant ainsi l'hymne. La mort prématurée au cours des répétitions, en disgrâce qui plus est, de Lully a conduit à une certaine confusion sur la paternité de l'oeuvre. L'hymne fut adopté naturellement par les stuartistes, partisan du roi Jacques II d'Angleterre, cousin germain de Louis XIV. Ces partisans réfugiés un temps à la cour de Louis XIV, à Saint Germain en Laye, avaient eu amplement l'occasion, grâce à Madame de Maintenon, de l'apprendre et de l'entendre comme une revendication de la légitimité catholique, une affirmation du modèle de la monarchie absolue face à la République. Lors du débarquement, en août 1745, au nom de Jacques III Stuart, les partisans de celui-ci l'entonnent à nouveau et dès le mois suivant il est repris par leurs adversaires hanovriens comme une revendication de la couronne.
    Ce chant a été orchestré par Haendel, ancien maître de chapelle de l'Électeur de Hanovre devenu roi d'Angleterre, peut-être à la suite d'une visite à Versailles. Il l'aurait par la suite vendu à la couronne britannique pour en faire un hymne royal, ce qui lui vaut aujourd'hui la paternité de l'œuvre.
    Par ailleurs, traduit en latin « Domine, salvum fac Regem », il devint l'hymne royal français jusqu'en 1792, date de la dissolution de la monarchie.

  • Le fils de Henry Carey, après la mort de celui-ci, réclama que son père soit reconnu comme auteur de l’hymne.

« God save the Queen » au Canada

« God save the Queen » n'a pas de statut légal au Canada, même s'il est considéré comme l'hymne royal, c'est-à-dire devant être joué en présence d'un membre de la famille royale ou comme partie du salut accordé au gouverneur général et aux lieutenants gouverneurs. La traduction française de l'hymne est due au journaliste et historien Benjamin Sulte. En effet, le premier couplet est chanté en français :

« Dieu protège la Reine
De sa main souveraine !
Vive la Reine !
Qu'un règne glorieux,
Long et victorieux
Rende son peuple heureux.
Vive la Reine ! »

 

Extrait de http://fr.wikipedia.org/wiki/God_Save_the_Queen 

 

 

 

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